Il m'arrive de m'interroger l'effet que ça aurait de me retrouver face à un homme qui saisisse ce que je n'ose pas dire sans qu'il faille de les verbaliser. Discrète en public, je m'épanouis comme une toute autre version de moi quand le courant s'installe. À 38 ans, j'ai appris que les grandes histoires grandissent dans le murmure et la délicatesse. J'apprécie les conversations privées nettement plus que les agitées réceptions. Je suis convaincue que tu n'imagines aucunement vu une fille tellement spontanée que moi. Et pourtant, me voici... L'existence est trop intense pour rester seule. Voilà pourquoi je suis ici. Marie-Cecile, 38 ans, Lamotte-Beuvron.