Idéaliste invétérée, je veux croire malgré tout aux belles alchimies qui surgissent par un échange. Benedicte, 32 ans, chérit les attentions délicates, les mots spontanés et les instants de plénitude arrachés au quotidien. Ma réalité de musicienne à Moidieu-Détourbe n'entame pas de préserver cette étincelle de romantisme. J'ai repéré quelque chose de spécial dans les matins consécutifs à une nuit partagée. Le parfum du petit noir, la lumière qui filtre qui se glisse à travers les rideaux, un effleurement paresseux partagé sous la couette... C'est ça que je cherche Appelez-moi Benedicte par ici, oubliez l'idée du genre à rester sagement. Si quelqu'un me plaît, je montre le premier signe. J'entretiens ce fantasme de moment discret dans un studio élégant où absolument personne ne viendrait nous chercher et où on peut chaque fantaisie se permettre.